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Al-mashawiri :le journal qui relie les générations et les cultures

Nous avons rencontré Moussa MEDANI, 40 ans, originaire d’Algérie, lecteur fidèle d’Al-Mashawiri. Arrivé en France à l’âge de 19 ans après un parcours en Algérie, il a dû surmonter les défis de l’intégration, se former et bâtir sa carrière. Aujourd’hui chef d’équipe au service de la conciergerie et des objets trouvés à la Gare du Nord, au sein de la société Nicollin, sous-traitant de la SNCF, il est reconnu comme un responsable engagé, ponctuel, motivé et un excellent référent pour ses collègues. Moussa nous partage son regard sur l’importance du journal, particulièrement pour les jeunes d’origine comorienne nés en France.


Propos recueillis par Mohamed Issihaka


Al-Mashawiri: Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Moussa : Je m’appelle Moussa MEDANI, j’ai 40 ans et je viens d’Algérie. J’ai étudié aux Beaux-Arts avant de partir pour la France à 19 ans. La première année n’a pas été facile, mais j’ai compris qu’il fallait se former, idéalement en alternance, pour acquérir de l’expérience et subvenir aux besoins de ma famille. J’ai obtenu plusieurs diplômes dans l’hygiène et l’environnement, du CAP au BTS. Aujourd’hui, je travaille depuis plus de treize ans au service de la conciergerie et des objets trouvés de la Gare du Nord, où je suis chef d’équipe. Mon rôle m’amène à encadrer et former mes collègues, et je suis reconnu pour mon engagement, ma ponctualité et mon sérieux. À côté, je me passionne pour l’informatique et la cybersécurité.


Al-Mashawiri: Comment avez-vous découvert Almashawiri ?

Moussa : C’est mon collègue Mohamed Issihaka qui m’a fait découvrir le journal. J’ai été agréablement surpris. Je considère Almashawiri comme un outil essentiel pour préserver et valoriser la culture comorienne, surtout pour les jeunes nés en Europe.




Al-Mashawiri: Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans son contenu ?

Moussa : Ce qui me séduit, c’est que le journal ne se limite pas à l’information. Il crée un véritable lien entre les générations et les cultures. Il transmet des valeurs, la langue et les traditions tout en restant ouvert à la modernité. Pour moi, c’est une source d’inspiration : il montre que l’on peut faire le pont entre le vécu des jeunes en Europe et leurs racines culturelles.J’ai trouvé ce journal particulièrement inspirant parce qu’il favorise la collaboration et la participation autour d’un projet commun, dans un contexte d’union et de solidarité. Pour moi, c’est un exemple à suivre qui pourrait être reproduit pour d’autres cultures, notamment pour la mienne, en Algérie. Je pense que si une initiative similaire existait pour la communauté algérienne, elle pourrait aider à préserver la richesse et la culture algérienne. Car, comme beaucoup d’autres communautés, la diaspora algérienne souffre souvent du même problème : la perte progressive de la culture au fil des générations et l’impact que cela peut avoir sur l’identité à long terme.


Al-Mashawiri: Pourquoi est-il important pour les jeunes, notamment ceux d’origine comorienne nés en France ?

Moussa : Il est difficile pour eux de garder un équilibre entre leur culture d’origine et la culture européenne. Sans repères, surtout à la troisième génération, on risque de perdre son identité culturelle et religieuse. Almashawiri joue un rôle clé : il offre un lien vivant, une mémoire accessible, et permet aux jeunes de garder une identité solide, même dans un environnement où les traditions se diluent facilement.


Al-Mashawiri: Quel rôle un journal comme Almashawiri peut-il jouer pour la culture et l’histoire des Comores ?

Moussa : Il peut devenir une mémoire collective, une source de transmission plus riche que ce que les parents peuvent parfois offrir, faute de temps ou de connaissances approfondies. Almashawiri actualise les traditions, les savoirs et l’histoire tout en donnant aux jeunes l’occasion de s’impliquer, même à distance. C’est un outil qui maintient un lien constant avec la culture d’origine tout en aidant à construire une identité équilibrée en Europe.


Al-Mashawiri: Quel message adresseriez-vous aux jeunes qui hésitent à lire le journal ?

Moussa : Je leur dirais que ce journal n’est pas seulement une lecture, c’est une action. S’y intéresser, c’est participer à la préservation de ses racines, se connecter à son histoire et mieux comprendre le monde. Chaque geste compte : lire, partager, ou contribuer activement, c’est faire vivre la culture.


Al-Mashawiri: Que souhaiteriez-vous voir davantage dans les prochains numéros ?

Moussa : J’aimerais que le journal encourage encore plus l’action : des témoignages de jeunes, des projets inspirants venant d’Europe mais applicables aux Comores, ou des espaces d’échanges intergénérationnels. L’important, c’est de transformer les lecteurs en acteurs de leur culture.



Conclusion

Merci à Moussa MEDANI pour ce témoignage inspirant. Almashawiri apparaît comme bien plus qu’un simple journal : un lien vivant entre cultures, générations et territoires, un outil pour transmettre des valeurs et construire l’avenir.

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