ENTRETIEN AVEC AFAF YANORIUN REGARD MAROCAIN SUR AL-MASHAWIRI ET UDZIMA CULTURE

Présentation et intérêt pour Al-Mashawiri
Al-Mashawiri : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs et nous parler de vos origines ?
Je m’appelle Afaf Yanori, je suis Marocaine et je vis en France depuis 2019. Je suis très attachée à ma culture marocaine, mais j’aime aussi découvrir d’autres cultures. Je suis une personne curieuse et ouverte, et j’aime apprendre à travers les histoires, les cultures et les traditions des autres.
Al-Mashawiri : Vous êtes marocaine et vous n’êtes pas d’origine comorienne. Depuis quand êtes-vous abonnée au journal Al-mashawiri de Diboini ?
Afaf Yanori : Je suis abonnée à Al-Mashawiri depuis que mon supérieur hiérarchique, Moussa MEDANI, a participé au journal. Au début, j’ai commencé à le suivre par curiosité, puis j’ai beaucoup apprécié son contenu et j’ai décidé de m’y abonner.
Al-Mashawiri : Comment avez-vous découvert Al-Mashawiri et qu’est-ce qui vous a donné envie de vous y abonner ?
Afaf Yanori : J’ai découvert Al-Mashawiri grâce à mon collègue de travail, Mohamed Issihaka. J’ai découvert des sujets très intéressants sur la culture, l’histoire et la vie des Comoriens. Cela m’a donné envie de continuer à suivre le journal et de m’y abonner.
Al-Mashawiri : Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement dans ce journal qui met en lumière la vie, la culture, l’histoire et la mémoire des figures comoriennes ainsi que celles de la diaspora comorienne en France ?
Afaf Yanori : Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est que le journal met en valeur la culture comorienne et permet de mieux faire connaître son histoire, ses traditions et les personnes qui contribuent à la faire vivre.
Al-Mashawiri : En tant que personne extérieure à la communauté comorienne, qu’est-ce que la lecture d’Al-Mashawiri vous permet de découvrir ou de comprendre sur les Comores et leur culture ?
Afaf Yanori : La lecture d’Al-Mashawiri me permet de mieux découvrir les Comores, leur histoire, leurs traditions et leur culture. Même si je ne suis pas comorienne, je trouve intéressant de découvrir une culture différente de la mienne. Cela m’aide aussi à mieux comprendre et à respecter les autres communautés.
Al-Mashawiri : Qu’est-ce qui vous a particulièrement marquée dans la manière dont Al-Mashawiri présente la culture et la mémoire comoriennes ?
Afaf Yanori : Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la manière dont Al-Mashawiri raconte les histoires et met en avant les personnes, les traditions et la mémoire comoriennes. J’aime le fait que le journal contribue à garder cette mémoire vivante et à la transmettre aux nouvelles générations.
Al-Mashawiri : Y a-t-il un article, un reportage ou un sujet publié dans Al-Mashawiri qui vous a particulièrement intéressée ou touchée ? Pourquoi ?
Afaf Yanori : J’ai apprécié tous les reportages que j’ai lus dans Al-Mashawiri. Chaque sujet est intéressant à sa manière et permet de découvrir quelque chose de nouveau sur la culture, l’histoire et la vie des Comoriens. Il m’est donc difficile de choisir un seul reportage, car je les ai tous appréciés pour des raisons différentes.
Intérêt pour Udzima Culture
Al-Mashawiri : Vous avez également choisi d’acheter un T-shirt portant le nom Udzima Culture. Qu’est-ce qui vous a motivée à faire ce choix ?
Afaf Yanori : J’ai choisi d’acheter ce T-shirt parce que j’ai aimé le nom et le symbole d’Udzima Culture. Comme je m’intéresse à la culture comorienne, j’ai voulu soutenir cette initiative. Pour moi, porter ce T-shirt est aussi une façon de montrer mon respect et mon intérêt pour cette culture.
Al-Mashawiri : Vous qui n’êtes pas comorienne, qu’évoque pour vous le nom « Udzima Culture » ?
Afaf Yanori : Pour moi, Udzima Culture représente l’ouverture, le partage et la richesse culturelle. Même si je ne suis pas comorienne, ce nom me donne envie de découvrir davantage la culture, les traditions et l’identité comoriennes.
Al-Mashawiri : Qu’est-ce qui vous attire dans cette initiative de valorisation de la culture comorienne ?
Afaf Yanori : Ce qui m’attire, c’est la volonté de faire connaître et de valoriser la culture comorienne. Je trouve important de préserver les traditions et l’identité culturelle, mais aussi de les faire découvrir aux autres. J’aime cette idée de partage entre les cultures.
Al-Mashawiri : Lorsque vous portez ce T-shirt, est-ce simplement un vêtement que vous appréciez, ou représente-t-il pour vous un message ou une valeur particulière ?
Afaf Yanori : C’est un vêtement que j’aime, mais pour moi, il représente aussi un message et une valeur. En le portant, je montre mon intérêt, mon respect et mon ouverture envers la culture comorienne.
Al-Mashawiri : Selon vous, les vêtements et les objets culturels peuvent-ils être un moyen efficace de faire découvrir une culture à des personnes qui ne la connaissent pas ?
Afaf Yanori : Oui, je pense que les vêtements et les objets culturels peuvent être un bon moyen de faire découvrir une culture. Ils attirent l’attention et peuvent donner envie aux personnes d’en savoir davantage. C’est une façon simple de partager une culture avec les autres.
Al-Mashawiri : Quel message pensez-vous transmettre, en tant que Marocaine, en portant un vêtement qui met en avant la culture comorienne ?
Afaf Yanori : En tant que Marocaine, je souhaite transmettre un message de respect, de tolérance et d’ouverture. Pour moi, on peut être fier de sa propre culture tout en appréciant et en respectant celle des autres. La diversité culturelle est une richesse qui nous rapproche.
Un regard extérieur sur Al-Mashawiri et Udzima Culture
Al-Mashawiri : Vous êtes aujourd’hui à la fois lectrice d’Al-Mashawiri et cliente d’Udzima Culture. Voyez-vous un lien entre ces deux initiatives ?
Afaf Yanori : Oui, bien sûr. Je vois un lien entre les deux. Al-Mashawiri et Udzima Culture ont en commun la volonté de faire connaître, de valoriser et de transmettre la culture comorienne. L’un le fait notamment à travers le journal, les histoires et la mise en valeur de la mémoire, tandis que l’autre développe différentes initiatives culturelles et utilise notamment des supports comme les vêtements pour faire connaître cette culture.
Al-Mashawiri : En tant que personne extérieure à la communauté comorienne, quel regard portez-vous sur les efforts déployés pour préserver et transmettre la culture comorienne ?
Afaf Yanori : Je trouve que les efforts déployés pour préserver et transmettre la culture comorienne sont vraiment remarquables et méritent beaucoup de respect et de reconnaissance.
Je voudrais particulièrement saluer le travail de mon collègue Mohamed Issihaka, que je connais personnellement et qui m’a permis de découvrir davantage la culture comorienne à travers Al-Mashawiri et Udzima Culture. Je suis témoin de son engagement et de toute l’énergie qu’il consacre à faire connaître, valoriser et transmettre cette culture, notamment auprès des nouvelles générations et au-delà de la communauté comorienne.
Je souhaite également saluer le travail de Younoussa Hassani, qui se trouve actuellement en Tunisie pour poursuivre ses études universitaires. Même si je le connais surtout de loin, à travers Mohamed Issihaka qui me parle très souvent de lui et de son travail, je sais qu’il joue un rôle important dans ces initiatives. Il est notamment responsable de la maquette du journal Al-Mashawiri et contribue également, en tant que technicien d’Udzima Culture, à son fonctionnement technique.
À travers ce que Mohamed me raconte et ce que je découvre dans leurs projets, je comprends que derrière un journal, un événement ou une initiative culturelle, il y a beaucoup de travail, de temps, de persévérance et de passion.
Je tiens donc à remercier et à encourager Mohamed Issihaka et Younoussa Hassani pour leur engagement. Je pense que leur complémentarité, entre la médiation culturelle, le journalisme, la création et le travail technique, contribue à donner une vraie visibilité à la culture comorienne.
En tant que personne extérieure à cette communauté, je trouve cela particulièrement important : préserver sa culture, ce n’est pas seulement regarder vers le passé, c’est aussi trouver de nouvelles façons de la transmettre et de la faire découvrir aux autres.
Al-Mashawiri : Pensez-vous que les initiatives culturelles comme Al-Mashawiri et Udzima Culture peuvent contribuer à créer des liens entre les communautés et à faire découvrir la culture comorienne au-delà de la diaspora ?
Afaf Yanori : Oui, bien sûr. Je pense que ces initiatives peuvent vraiment créer des liens entre les communautés. Elles permettent de faire découvrir la culture comorienne à des personnes qui ne la connaissent pas, comme moi. La culture est un très bon moyen de rapprocher les personnes et de créer des échanges.
Al-Mashawiri : Que pensez-vous de l’utilisation de supports modernes — presse, vêtements, événements culturels et réseaux sociaux — pour transmettre une culture et une identité ?
Afaf Yanori : Je trouve que c’est une très bonne façon de transmettre une culture et une identité. Aujourd’hui, les réseaux sociaux, la presse, les vêtements et les événements culturels permettent de toucher beaucoup de personnes, notamment les jeunes. Cela permet de garder les traditions vivantes et de les faire connaître au-delà de la communauté.
Al-Mashawiri : Après avoir découvert Al-Mashawiri et Udzima Culture, qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans la culture comorienne ?
Afaf Yanori ! Ce qui m’a le plus marquée, c’est la richesse de la culture comorienne et l’importance accordée aux traditions, à l’identité et à la mémoire. J’ai aussi été touchée par la volonté de certaines personnes de faire connaître cette culture et de la transmettre aux nouvelles générations.
Al-Mashawiri : Pour terminer, quel message aimeriez-vous adresser aux Comoriens et, plus largement, aux personnes qui souhaitent découvrir, soutenir et valoriser la culture comorienne ?
Afaf Yanori : Mon message serait de continuer à préserver et à transmettre les traditions et les valeurs comoriennes. En même temps, il est important de rester ouvert aux autres cultures, de découvrir leurs traditions et de partager les nôtres. Je pense que chaque culture a quelque chose de beau à nous apprendre.
Propos recueillis par Mohamed issihaka



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