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Hassani Assoumani n’est plus, inhumé à Diboini Hamanvou le 6 décembre 2025

Le 3 décembre 2025, aux environs de 20 heures, la famille de Hassani Assoumani — ses enfants, ses frères et sœurs, son oncle, ses neveux et nièces — ainsi que l’ensemble du village de Diboini, dans toutes ses couches sociales, et le village d’Oussivo, village de son père, tous deux issus de la région de Hamanvou, ont été profondément attristés par son départ définitif, sans retour possible. Cette disparition a laissé un vide immense au sein de sa famille, de ses proches et de toute la communauté.     Par  Mohamed Issihaka Sa place au sein de sa famille 

Hassani Assoumani occupait  une place centrale au sein de sa famille, à laquelle il était profondément attaché. Toujours proche des siens, il veillait à entretenir des liens constants, leur rendant visite aussi bien le matin que le soir. Petit-fils de Djimbaouma du côté maternel, il appartenait à une famille solidement enracinée dans le village de Diboini, reconnue pour son attachement aux traditions et à la préservation des cérémonies culturelles. Acteur engagé de la vie familiale et communautaire, Hassani Assoumani faisait partie de ceux qui organisaient et veillaient à ce que la place et l’honneur de sa famille au sein de la localité soient respectés et transmis aux générations futures. Il éprouvait une grande fierté pour ses proches et répondait toujours présent lorsque la famille avait besoin de lui. Un témoignage illustre parfaitement cet attachement : lors de son premier déplacement à Dar es-Salaam pour des soins, à son retour aux Comores, Hassani Assoumani s’est rendu au village de Diboini le jour même. Ce jour-là, une réunion familiale rassemblant la famille de Djimbaouma était organisée afin de préparer un grand mariage. Malgré la fatigue du voyage, il a tenu à y assister, déclarant avec conviction : « Dieu n’a pas fait cela inutilement. S’Il a fait en sorte que je sois aux Comores, ce n’est pas pour tourner le dos à ceux qui m’appartiennent. » Au lieu de se reposer, il s’est rendu auprès des siens pour participer à la réunion, témoignant ainsi de son sens du devoir, de sa loyauté familiale et de son profond respect des valeurs.

 

Père de sept enfants, il a joué un rôle déterminant dans leur éducation et leur réussite. Par son sens des responsabilités, son accompagnement constant et ses conseils avisés, il a contribué à leur épanouissement dans divers domaines. Parmi ses enfants figure notamment le responsable de la maquette du journal Al-Mashawiri, le benjamin, Younoussa Hassani, auteur de l’ouvrage  Ma  plume. 


Générosité, valeurs spirituelles et transmission morale

Hassani Assoumani était également reconnu pour sa grande générosité et son profond sens du partage. Il veillait toujours à ce que ses voisins aient mangé avant lui, considérant que le peu qu’il possédait devait d’abord profiter à ceux qui l’entouraient. Rien n’était gardé égoïstement : ce qu’il avait, il le partageait, convaincu que la richesse ne se mesure pas à ce que l’on accumule, mais à ce que l’on donne. À ses enfants, il répétait inlassablement cette maxime qui guidait sa vie : « Plus on donne, plus on reçoit. Donner ne diminue jamais celui qui donne. » Il rappelait souvent les paroles du Prophète (paix et salut sur lui), affirmant que toute aumône faite pour Allah est une semence de bien que l’on récoltera dans l’au-delà. Conscient du caractère éphémère de ce monde et de l’éternité de l’au-delà, il croyait fermement que les actes de charité accompagnent l’homme après sa mort. Ce témoignage, livré par son benjamin, révèle l’homme de foi, de sagesse et de transmission qu’il fut, laissant à ses enfants et à sa communauté un héritage moral inestimable.



Dimension relationnelle et engagement communautaire 

Hassani Assoumani était un homme respecté et estimé de tous. Dès sa jeunesse, il avait su se bâtir une réputation fondée sur le respect, la droiture et l’engagement. Profondément attaché à son village, il entretenait des relations sincères et fraternelles avec les jeunes de Diboini, participant activement aux différentes activités et partageant leur quotidien. Il aimait la jeunesse et veillait à sa protection, conscient qu’elle représente l’avenir et qu’elle assurera la relève des responsabilités villageoises. Toujours présent lorsqu’il s’agissait de l’intérêt collectif, il incarnait un véritable esprit patriotique local, plaçant le bien-être, l’unité et l’honneur de Diboini au cœur de ses préoccupations. Quelques témoignages d’un jeune de Diboini : « Papa Kadafi aimait beaucoup se rapprocher de la jeunesse de Diboini, que ce soit dans le football ou dans les autres activités. Il protégeait les jeunes, car il comprenait que c’est la jeunesse qui assurera la relève et portera, demain, les responsabilités villageoises. » Témoignage d’un proche de la famille : « 


Son amour pour sa famille est inestimable. Lorsque son oncle eut son premier enfant, durant son enfance, il n’a jamais cessé de veiller sur lui. À cette époque, après être allé aux champs, la nourriture la plus utilisée par les enfants était la banane, connue sous le nom irumbe en shikomori, et trango en français (pastèque).

Il ne cessait d’en rapporter afin que le fils de son oncle puisse manger, venant toujours de lui. C’était une période où tout se transportait sur la tête, car il n’y avait pas de routes goudronnées et les chemins étaient impraticables. Malgré ces difficultés, il faisait toujours le nécessaire pour le fils de son oncle, nde mwana wa mdjomba. » Par son comportement, ses actes et ses paroles, Hassani Assoumani a laissé une empreinte profonde dans les cœurs. 

Sa mémoire restera vivante au sein de sa famille, de ses villages et auprès de toutes celles et ceux qui l’ont connu et respecté.

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