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Hommage à Hamadi wa Hamada, un baobab de Diboini nous a quittés

Un grand baobab des Comores, originaire de la région de Hamanvou, plus précisément du village de Diboini, nous a quittés le 27 décembre 2025 à Diboini. Il était connu de tous sous le nom de Hamadi wa Hamada.

Le célèbre proverbe d’Amadou Hampâté Bâ résonne douloureusement face à cette disparition :


« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Qui était Hamadi wa Hamada ?

Hamadi wa Hamada faisait partie des personnes les plus âgées du village ces dernières années. C’était un homme exceptionnel, doté d’un rare talent pour tisser des liens avec les jeunes. Il riait avec eux, plaisantait, mais savait aussi leur transmettre des histoires anciennes, porteuses de mémoire et de sagesse. Entre les années 1960 et 1980, il faisait partie de ces jeunes qui ont valorisé la culture comorienne .

Hamadi wa Hamada possédait également un talent exceptionnel dans le domaine de la circoncision traditionnelle.

À cette époque, la circoncision des garçons se faisait selon des pratiques à la fois religieuses et culturelles. Lorsqu’il en était chargé, on ne ressentait ni la gravité ni la douleur du petit couteau qu’il utilisait. Sa bonne humeur, sa joie et ses plaisanteries avant l’acte rassuraient l’enfant et sa famille. Il était ainsi très sollicité par les parents de nombreux villages.


La culture était pour lui une véritable passion. 

Tout au long de sa vie, Monsieur Hamadi wa Hamada a joué un rôle majeur au sein de la communauté de Diboini.


Sur le plan religieux, il était très attaché à la mosquée du quartier Pareni, où il assistait régulièrement aux prières. Après la prière d’Asr, il faisait partie de ces fidèles qui restaient échanger, alimentant des débats souvent empreints d’humour, mais riches d’enseignements et de sagesse.


Le journal Almashawiri de Diboini présente ses sincères condoléances à son épouse, à ses enfants ainsi qu’à toute sa famille.

Qu’Allah remplisse sa tombe de lumière. In shā’ Allah.


Propos recueillis par Mohamed Issihaka.

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