Je pars au pays.
- Younoussa Hassani
- 7 mars
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Je pars au pays.
Je pars avec le cœur lourd, traversé par une douleur que les mots peinent à contenir.
Je pars pour accompagner la dépouille de mon oncle, Mohamed Ali Kari.
Mais en vérité, ce n’est pas seulement un corps que j’accompagne vers sa dernière demeure.
J’accompagne une mémoire.
J’accompagne une voix.
J’accompagne l’histoire vivante d’un homme qui a consacré sa vie à la recherche, à la transmission du savoir, à l’éducation comme acte de foi et de responsabilité.
Il n’a pas seulement enseigné : il a semé.
Il a reconstruit ma belle-famille avec patience et dignité.
Il a réorganisé les dynamiques de toute une région avec sagesse et détermination.
En tant que professeur, il n’a pas simplement formé des élèves, il a façonné des consciences, éveillé des esprits, préparé des élites du progrès.
Aujourd’hui, je mesure l’ampleur du vide qu’il laisse derrière lui.
Un vide qui n’est pas silence, mais écho.
Un écho de droiture, de générosité, d’exigence et d’amour du savoir. Par la grâce d’Allah, il sera mis en terre en ce mois sacré de Ramadan, mois de miséricorde, de pardon et de retour vers l’Essentiel.
Qu’Allah lui accorde le repos auprès de ses ancêtres, qu’Il élargisse sa tombe, illumine sa demeure et fasse de cette terre un jardin de paix.
Je pars au pays, le cœur brisé, mais porté par la gratitude d’avoir connu un homme qui a fait de sa vie une œuvre utile aux autres. Mohamed Issihaka, Médiateur culturel



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