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L’éducation comme passerelle vers l’avenir : la vision de Mr. Hichem Dridi

Dans un monde où l’éducation est la clé du développement, l’Institut Africain des Hautes Formations (IAHF) en Tunisie s’impose comme un acteur engagé dans la formation et l’accompagnement des jeunes Africains. Son directeur de pôle de gestion et chargé des relations extérieures, M. Hichem Dridi, nous a accordé une interview exclusive. Il revient sur la mission de l’IAHF, son engagement auprès des étudiants comoriens et africains, ainsi que sa vision pour l’avenir de la jeunesse sur le continent. Propos recueillis par Younoussa Hassani Al-Mashawiri:Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous parler de votre rôle au sein de l’institut ? 

M. Hichem Dridi: Je suis Mr Hichem Dridi le directeur de pole de gestion de l’IAHF et le chargé des relations extérieures, et j’ai la chance de diriger et représenter l’Institut Africain des Hautes Formations (IAHF) en Tunisie. Mon rôle est d’accompagner nos étudiants depuis leur arrivée jusqu’à leur insertion professionnelle, en veillant à ce qu’ils vivent une expérience académique et humaine riche. 


Al-Mashawiri:Depuis combien de temps travaillez-vous dans ce domaine et quels sont vos principaux objectifs ? 

M. Hichem Dridi: Cela fait plusieurs années que je travaille dans l’éducation et la formation professionnelle. Mon objectif est simple mais essentiel : donner aux jeunes Africains les moyens de réussir, en leur offrant une formation de qualité et adaptée au marché du travail, pour qu’ils puissent devenir des acteurs de changement dans leur pays et au-delà. 


Al-Mashawiri:Pouvez-vous nous parler de l’institut et des programmes proposés aux étudiants ?

M. Hichem Dridi: L’IAHF est un institut qui accueille des étudiants venus de toute l’Afrique. Nous proposons des formations variées : gestion, finance, comptabilité, informatique, commerce, santé, management et bien d’autres. Nos programmes vont du diplôme professionnel jusqu’aux formations universitaires, toujours avec un accent sur la pratique.


Al-Mashawiri:Quelles sont les spécificités ou forces de votre institut par rapport à d’autres établissements similaires ?

M. Hichem Dridi: Notre plus grande force, c’est de mettre l’étudiant au centre. Nous ne nous contentons pas de transmettre des cours : nous accompagnons chaque étudiant dans son projet, nous l’aidons à développer ses compétences pratiques et à s’insérer sur le marché du travail. Étudier à l’IAHF, c’est rejoindre une famille où chacun trouve sa place et prépare son avenir.


Al-Mashawiri:Vous voyagez dans plusieurs pays africains pour recruter des étudiants. Qu’est-ce qui motivent ces déplacements ? 

M. Hichem Dridi: Nous voulons aller à la rencontre des jeunes directement dans leur pays, écouter leurs besoins et leur montrer que des opportunités réelles existent. C’est aussi une manière de leur dire : “Votre avenir peut commencer dès aujourd’hui, et nous sommes là pour vous accompagner.”


Al-Mashawiri:Pourquoi portez-vous une  attention particulière aux Comores dans votre recrutement ? 

M. Hichem Dridi: Les Comores sont un pays avec une jeunesse talentueuse et pleine de potentiel. Beaucoup de jeunes Comoriens rêvent de poursuivre leurs études à l’étranger, mais manquent d’informations ou de moyens pour franchir le pas. Notre rôle est de leur ouvrir cette porte et de leur donner la confiance nécessaire. 


Al-Mashawiri:Quels profils d’étudiants recherchez-vous pour votre institut ?

M. Hichem Dridi: Nous recherchons avant tout des jeunes motivés, ambitieux et prêts à apprendre. Peu importe d’où ils viennent ou leurs difficultés initiales, ce qui compte, c’est leur volonté de travailler pour bâtir leur avenir.


Al-Mashawiri:Quelles difficultés rencontrez-vous lorsque vous recrutez à l’étranger ? 

M. Hichem Dridi: Les démarches administratives, comme les visas ou les équivalences de diplômes, sont parfois un défi. Mais nous accompagnons les étudiants à chaque étape. Une autre difficulté est de convaincre certaines familles que la formation est un investissement qui portera ses fruits. 


Al-Mashawiri:Avez-vous des anecdotes ou expériences marquantes lors de vos voyages en Afrique ? 

M. Hichem Dridi: Oui, beaucoup ! Je me souviens d’un jeune qui pensait que ses rêves d’étudier à l’étranger étaient impossibles. Après l’avoir orienté et aidé, il a intégré l’IAHF. Aujourd’hui, il travaille dans une grande entreprise. Ces histoires nous rappellent pourquoi nous faisons ce métier : changer des vies.


Al-Mashawiri:Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Comoriens qui souhaitent rejoindre votre institut ? 

M. Hichem Dridi: Croyez en vous, ne laissez pas la peur vous bloquer. Préparez-vous, soyez sérieux dans votre démarche, et surtout, osez. L’avenir appartient à ceux qui osent franchir le pas. 


Al-Mashawiri:Quelles opportunités offre votre institut pour le développement professionnel des étudiants internationaux ? 

M. Hichem Dridi: Nous offrons bien plus qu’une formation. Chaque étudiant bénéficie de stages, d’un accompagnement vers l’emploi et d’une ouverture sur un réseau professionnel international. Beaucoup de nos anciens étudiants travaillent déjà dans des entreprises de renom, en Afrique et ailleurs.


Al-Mashawiri:Comment avez-vous été accueilli aux Comores et quelles sont vos premières impressions sur le pays ? 

M. Hichem Dridi: Franchement, j’ai été très bien accueilli. Dès mon arrivée, j’ai senti une grande chaleur humaine, beaucoup de respect et de générosité. C’est ma deuxième fois aux Comores, et je retrouve toujours cette hospitalité unique. Le pays est paisible, la population jeune est très curieuse, motivée et ouverte – c’est vraiment inspirant. 


Al-Mashawiri:Comment comparez-vous le climat des Comores à celui de la Tunisie ? Est ce une adaptation facile pour vous ? M. Hichem Dridi: Le climat est très différent, c’est sûr. Les Comores ont un climat tropical, avec beaucoup d’humidité, alors qu’en Tunisie, on est plutôt sur un climat méditerranéen, plus sec. Mais personnellement, je m’y suis bien adapté. Il faut juste quelques jours pour s’y faire, surtout avec un environnement aussi agréable.


Al-Mashawiri:Existe-t-il, selon vous, des liens culturels, historiques ou éducatifs qui rapprochent la Tunisie  et les Comores ?

M. Hichem Dridi: Oui, bien sûr. Il y a des liens forts sur plusieurs plans. Culturellement, on partage certaines valeurs, une langue commune – le français – et une grande ouverture à l'autre. Historiquement, les relations sont fraternelles, et sur le plan éducatif,de nombreux étudiants comoriens choisissent la Tunisie chaque année. Cela renforce un lien déjà existant entre nos deux pays. 


Al-Mashawiri:Quel message souhaitez-vous adresser aux bachelières et bacheliers comoriens concernant les opportunités d’études en Tunisie ? 

M. Hichem Dridi: Je leur dirais simplement : n’ayez pas peur de rêver grand. La Tunisie offre un enseignement supérieur de qualité, reconnu, dans plusieurs domaines : médecine, ingénierie, informatique, commerce, etc. Il y a des universités publiques et privées très ouvertes aux étudiants internationaux. Saisissez ces opportunités, préparez-vous sérieusement, et surtout, croyez en vos capacités.


Al-Mashawiri:Quel message aimeriez-vous transmettre aux Comoriens qui souhaiteraient se rendre en Tunisie, que ce soit pour leurs études ou pour d’autres projets personnels ?

M. Hichem Dridi: Je leur dirais que la Tunisie est un pays accueillant, stable, et très accessible. C’est un bon choix pour étudier, développer un projet ou même découvrir une autre culture. Il faut bien s’informer avant de partir, connaître les démarches et s’organiser, mais une fois sur place, on se sent vite chez soi. Beaucoup de Comoriens y vivent déjà et s’y sentent bien. 


Al-Mashawiri:Votre séjour aux Comores vous inspire-t-il à encourager également les Tunisiens à venir dans ce pays, que ce soit dans le cadre de missions éducatives ou pour des séjours personnels ?

M. Hichem Dridi: Absolument. J’ai été impressionné par le potentiel qu’il y a ici. Que ce soit dans le domaine éducatif, culturel ou même touristique, les Comores ont beaucoup à offrir. Je pense qu’il est temps que plus de Tunisiens découvrent ce pays frère. Personnellement, je compte partager cette expérience autour de moi, et encourager les initiatives de collaboration entre nos deux pays. http://www.iahf-formation.tn/


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