Le grand mariage de Monsieur Haddad Youssouf Mohamed Mouigni Azir et de Fatima Salim Mlaraha Ali — du 20 juillet au 27 juillet 2025 à Diboini et Mbambani dans la région de Hamanvou
- Younoussa Hassani
- 12 sept. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 oct. 2025

Le grand mariage de Monsieur Haddad Youssouf Mohamed Mouigni Azir et de son épouse Fatima Salim Mlaraha Ali a connu un immense succès, marqué par une mobilisation exceptionnelle et de nombreux échos à travers le pays, en particulier dans la région de Hamanvou, notamment dans les deux localités de Diboini et Mbambani. Propos recueillis et rédigés par Mohamed Issihaka
Qui est Haddad Youssouf Mohamed Mouigni Azir ?
Arrière-petit-fils de Mouigni Azir, grand compagnon du dernier Sultan d’Itsandra, Musafumu, qui fut l’un des martyrs de la colonisation. Haddad Youssouf est issu d’une famille originaire de la capitale historique Itsandra Ntsoudjini.
Son père, Youssouf Mohamed, maître coranique et hatub de son village natal Mbambani (Hamanvou), était un grand orateur, porte-parole lors des grands mariages, gardien des valeurs religieuses et conservateur des traditions.
Aîné de ses frères et sœurs de même père et de même mère, Haddad Youssouf a effectué toute sa scolarité aux Comores, jusqu’au lycée. Homme pieux, avant de célébrer son grand mariage, il a accompli le cinquième pilier de l’islam, le pèlerinage à La Mecque (Hadj), et a donné sa fille en mariage, un acte également recommandé en islam.
Lignée de l’épouse
Fatima Salim, connue sous le nom affectueux de Maman Azir, est l’arrière-petite-fille de Youssouf Djimbaouma Mwamba par sa lignée maternelle. Youssouf Djimbaouma, père de sa grand-mère Djanambaba Youssouf, fut un grand maître respecté de la région et l’un des piliers spirituels de son époque.
C’est par son grand-père Youssouf Djimbaouma que Maman Azir appartient à la lignée Wana Karemwa, grande lignée conservatrice de Diboini.
Par son père, Salim Mlaraha Ali, elle est également issue d’une autre grande famille respectée de Diboini. Salim Mlaraha, oncle de Haddad Youssouf, était considéré à son époque comme l’un des maîtres dans l’art du Mila (chants et traditions) du village.
Une union fédératrice
Ce couple, reconnu pour son savoir-vivre et son sens de l’accueil, a su rassembler autour de lui. Grâce à leur ouverture et leur chaleur humaine, la diaspora de Diboini et Mbambani, voire même de la région de Hamanvou et d’autres amis venant de divers coins de la Grande Comore, toutes générations et catégories sociales confondues, s’est mobilisée en masse pour se retrouver aux Îles de la Lune, fin juillet, afin d’honorer leur grand mariage.
Des délégations venues de différentes régions des Grandes Comores, y compris de France, ont assisté à cette auguste cérémonie.
Dès le premier jour, le village de Diboini a été envahi par une foule impressionnante, et ce jusqu’au dimanche, jour de clôture du Mashuhuli.
Des moments forts
Une mention spéciale est à noter lors du Madjlis, où plusieurs personnalités, autorités comoriennes et oulémas étaient présentes. Parmi elles, l’oustadh, récitant coranique et poète Moughni Mohamed Dhakir, qui a participé en lisant le Coran, accompagné du Docteur Abdou Lhakim, tous deux originaires de la ville de Mbeni.
Une cérémonie réussie à tous points de vue.
Le journal Al-mashawiri de Diboini adresse aux mariés et à leurs familles ses vives félicitations et ses meilleurs vœux de bonheur.
Que Dieu protège et bénisse cette union.



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