Questionnaires pour le Directeur de l’Amani School – Fin d’année scolaire et examens nationaux
- Younoussa Hassani
- 8 sept. 2025
- 4 min de lecture

À l’issue de l’année scolaire 2024-2025, marquée par les examens nationaux et les défis quotidiens de l’enseignement, notre rédaction est allée à la rencontre du Directeur de l’Amani School. Dans cet entretien, il revient sur les réussites de l’établissement, les difficultés rencontrées, ainsi que les perspectives pour l’avenir.
Propos recueillis par Mohamed Issihaka
Al-Mashawiri: Depuis notre dernière rencontre avec vous dans Al-Mashawiri, quels changements ou évolutions majeures avez-vous observés à l’Amani School ?
L'école devient plus connectée au monde. Beaucoup de parents en dehors de Diboini-Mbambani s'intéressent à notre établissement. Certains de nos élèves s'intéressent à suivre le journal, donc c'est un grand pas vers l'épanouissement de nos élèves.
Al-Mashawiri: Comment évaluez-vous le déroulement de l’année scolaire 2024-2025 à l’Amani School ?
Cette année, sur l’ensemble du territoire national, l’année scolaire s’est bel et bien déroulée. Dans notre établissement, nous avons eu quelques attentes par rapport au paiement des personnels, ainsi que d’autres soucis administratifs.
Al-Mashawiri: Quelles ont été les principales réussites de cette année pour l’établissement ?
Cette année, l’établissement enregistre un record très remarquable depuis sa création. Nous avons obtenu en général 5 mentions, dont 1 au Bac et 4 au BEPC.
Al-Mashawiri: Avez-vous rencontré des difficultés particulières (infrastructures, enseignants, effectifs, moyens financiers…) ?
Oui, les difficultés sont multiples, surtout dans le cadre des infrastructures. Nos bâtiments sont un peu fragiles par rapport aux besoins d’aujourd’hui.
L’établissement se situe dans une zone rurale, ce qui provoque des soucis de communication entre les parents et l’administration, malgré les systèmes déployés pour rendre l’échange plus fluide.
Al-Mashawiri: Combien d’élèves de l’Amani School se sont présentés cette année au Brevet et au Baccalauréat ?
Au Baccalauréat, nous avions deux divisions : TD et TA4.
TD : ils étaient 6. 3 admis, dont une mention obtenue par Moina Malika Hamidou, et 2 autorisés. Donc 5 admis sur 6.TA4 : zéro admis. 1 autorisé, donc 1 seul réussi : Mohamed Bilale.
Au BEPC, nous avions 26 candidats :
10 admis avec 4 mentions, et 5 autorisés.
En tout, nous avons 15 admis sur 26 candidats.
Al-Mashawiri: Quels sont les résultats obtenus (taux de réussite, mentions, progression par rapport aux années précédentes) ?
Cette année reste pour l’établissement une année symbolique. Les résultats enregistrés n’ont jamais été atteints depuis la création de l’école. Dans la région de Hamanvou, Amani School demeure leader derrière de nombreux établissements brillants.
Taux de réussite :
TD : 66 %
TA4 : 12,5 %
BEPC : 53,57 %
Al-Mashawiri: Selon vous, quels sont les facteurs qui ont contribué à ces résultats ?
Tout d'abord, le travail d'équipe entre enseignants et administration. Ensuite, les cours .de soutien organisés par les deuxvillages ont beaucoup contribué à cette réussite.
Parmi les personnes qui ont beaucoup aidé, on note notre cher professeur de philosophie, Dr Soula Houmadi, et notre père Papa Sonia, des figures emblématiques qui ont énormément donné cette année.
Les enfants, de leur côté, se sont sacrifiés pour obtenir ces résultats. Que Dieu les protège, InchaAllah.
Al-Mashawiri: Quels défis persistent encore pour améliorer les performances aux examens nationaux ?
La volonté des parents et l’implication des enfants. Si l’établissement parvient à organiser des cours particuliers spéciaux pendant les vacances, cela pourra beaucoup aider.
Al-Mashawiri: Quelles stratégies mettez-vous en placepour motiver les élèves, en particulier ceux en classes d’examen ?
Cette année en particulier, nous avons insisté pour que les élèves viennent nous parler de tous leurs problèmes familiaux, afin que nous puissions ensemble trouver des solutions. Nous avons réussi à résoudre pas mal de problèmes entre les apprenants et leurs parents, Dieu merci.
Al-Mashawiri: L’école organise-t-elle des séances de révision, tutorats ou activités extrascolaires pour préparer les élèves ?
Oui, même si, jusqu’à présent, certains de nos projets n’ont pas encore pu être réalisés.
Al-Mashawiri: Quel rôle jouent les parents et la communauté dans l’accompagnement des élèves vers la réussite ?
Le rôle des parents est de plus en plus minime. Cependant, un groupe bien organisé de Diboini se sacrifie pour soutenir nos élèves.
Al-Mashawiri: Quelles sont vos priorités pour l’année scolaire prochaine ?
Notre projet phare pour cette année est d’ouvrir pour la première fois la série C.
Al-Mashawiri: Quels soutiens ou partenariats espérez-vous développer pour améliorer la qualité de l’enseignement et les infrastructures de l’école ?
Nous avons besoin d’un partenariat avec des établissements scolaires nationaux et étrangers afin de pouvoir organiser des échanges entre nos élèves et ceux d’autres écoles. Nous aimerions aussi mettre en place des concours entre établissements pour améliorer les compétences de nos élèves.
Par ailleurs, nous avons besoin de soutiens financiers afin de consolider les activités administratives et pédagogiques.
L’amélioration des infrastructures est également cruciale pour l’avenir de l’établissement. Les tables-bancs et les tableaux sont en ruine, donc nous avons plus que jamais besoin de ce genre d’aide.
Al-Mashawiri: Quel message souhaitez-vous adresser aux élèves, aux enseignants et aux parents après cette année scolaire et ces résultats ?
Le message est simple : "MHONO M’DZIMA KO REME KOTSI".
Parents, sachez bien que l’enseignement se représente comme un réchaud à bois, "fuba" : il a trois pieds. Si l’un des trois pieds se brise, les deux autres ne peuvent pas tenir.
Donc l’union est le seul moyen pour booster notre cher établissement.



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