Décès à Diboini – Le 12 mai à 5h du matin
- Younoussa Hassani
- 17 juin 2025
- 2 min de lecture

Hamadi Youssouf, fils de Youssouf Djimbaouma wa Mwamba, issu de l’une des tribus fondatrices du village de Diboini, dans la région de Hamanvou, nous a quittés le 12 mai, aux environs de 5h du matin, à son domicile à Diboini.
Hamadi Youssouf laisse derrière lui des enfants et des petits-enfants à qui il a montré la voie. Certains sont diplômés, et l’un d’eux occupe aujourd’hui un poste clé au dispensaire de Diboini.
Qui était Hamadi Youssouf Djimbaouma ?
Il était un véritable fils de Diboini, reconnu pour son patriotisme, sa générosité et son grand cœur.
Hamadi Youssouf était fils de Youssouf Djimbaouma wa Mwamba, un grand mwalimu très connu et respecté dans la région. Il a grandi dans une famille imprégnée de savoir, de valeurs traditionnelles et d’un profond sens de l’engagement envers la communauté.
Hamadi Youssouf était le dernier fils encore en vie de Youssouf Djimbaouma. Tous ses frères et sœurs l’ayant précédé dans l’au-delà, son départ marque la fin d’un chapitre important de cette lignée familiale enracinée à Diboini.
On surnommait Hamadi Youssouf "Roho ya Shuma", une expression en shikomori qui signifie cœur de braise, symbolisant son ardeur, sa passion et sa force de caractère. Ce surnom témoigne de son attachement profond aux valeurs, coutumes et traditions de son village. Il a contribué à donner à Diboini une identité forte et une reconnaissance particulière.
Ce surnom lui a été attribué à l’époque où il était membre actif de l’association du Parti Vert. Il s’était pleinement engagé pour faire rayonner cette association au niveau local.
Hamadi Youssouf était connu pour sa sympathie envers tous, sans exception. Il arborait toujours un sourire, aimait plaisanter avec tout le monde, et lançait souvent des slogans amusants. Mais derrière ses blagues, se cachaient des messages profonds, destinés à éveiller les consciences, notamment celles des jeunes générations du village.
Avec la disparition de Hamadi Youssouf, Diboini perd l’un de ses piliers, un homme de cœur et de tradition dont la mémoire restera vivante dans les consciences et les récits du village.
Que Dieu lui accorde le paradis !
Que sa tombe soit emplie de lumière !
Propos recueillis par Mohamed Issihaka , Médiateur culturel


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